|
Afin de maîtriser la croissance de la masse
monétaire, la BCM définit un objectif intermédiaire qui est l’ ensemble de
ses avoirs extérieurs et de ses crédits intérieurs, ensemble qui est appelé
base monétaire. La réalisation de cet objectif permet de limiter la création
monétaire de la BCM et la liquidité bancaire. Le contrôle de l’ expansion de
la liquidité bancaire ( Encaisses des banques et dépôts des banques auprès
de la BCM ), considérée comme la source d’ expansion des crédits intérieurs
des banques primaires, joue un rôle important dans la limitation de leur
capacité de création monétaire ( Monnaie scripturale ).
Dans la mise en œuvre de sa
politique, la BCM dispose d’ instruments d’ intervention qui ont évolué en
fonction des différentes étapes réalisées en matière de libéralisation de
l’ économie. Ainsi, l’ année 1994 a été une année charnière pour la BCM,
car elle marque le début de l’ abandon des instruments d’ intervention directe
et l’ usage accru des instruments d’ intervention indirecte de politique
monétaire. Cette année a été marquée également par la mise en place du
flottement du Franc malgache.
L’ encadrement du crédit qui consiste à plafonner certaines catégories de
crédits et le plafond global de crédits ont été suspendus respectivement en
1994 et 1995. Depuis 1996, la BCM a axé ses mesures sur des interventions
indirectes, à savoir le système des
réserves obligatoires et le maniement du taux directeur.
Le système des réserves obligatoires oblige les
banques à constituter un montant minimum de réserves sous forme de dépôts
non rénumérés auprès de la BCM. De ce fait, le système a pour effet de geler une quantité
déterminée de liquidité bancaire qui, autrement, pourrait occasionner une
création excessive de monnaie.
Le taux directeur de la BCM est un taux de
référence pour la formation du taux de base des banques. Sa modification
constitue un signal de resserrement ou d’ assouplissement dans la conduite de la
politique monétaire.
De 1999 à juin 2006, le refinancement
des banques auprès de la BCM et les ponctions de liquidités se faisaient exclusivement
par l’ open market où la BCM a procédé à des achats et des ventes de bons du
Trésor de maturité inférieure ou égale à un an.
Les achats de bons du Trésor des banques par la
BCM sur le marché secondaire ont pour effet d’ injecter de la liquidité,
tandis que ses ventes se traduisent par la réduction de cette liquidité. Il
convient de souligner que la BCM acquiert les bons du Trésor seulement sur le
marché secondaire, étant donné que l’ Etat s’ endette directement auprès de
la BCM uniquement par des avances de trésorerie. Le fonctionnement des marchés
de bons du Trésor est consigné dans un
manuel de procédures des bons du Trésor par adjudication. Ces marchés,
marché primaire uniquement depuis Mai 1997 et marchés primaire et secondaire
depuis Novembre 1997, contribuent également à une meilleure maîtrise de la liquidité des banques et, en conséquence, de la masse monétaire. En effet,
étant donné que la centralisation des opérations sur bons du Trésor est
assurée par la BCM, les souscriptions par les banques et les achats des
opérateurs économiques sur le marché primaire se traduisent par une
diminution de la liquidité bancaire.
En juin 2005, la Banque Centrale
a reconsidéré ses interventions sur le marché monétaire, en vue d’une
meilleure régularisation de la monnaie centrale.
Les actions de la Banque Centrale
sur ce marché comprennent essentiellement les opérations de refinancement et
les reprises de liquidités.
Deux catégories d’opérations de
refinancement sont prévues :
- les opérations de
refinancement à l’initiative de la Banque Centrale :
- les opérations de
refinancement à la demande des banques :
Les actions de la Banque Centrale
destinées à ponctionner des liquidités se font :
- soit sous forme d’appel
d’offres négatif ;
- soit sous forme de ventes fermes de Bons du Trésor ou d’autres titres de
créances négociables.
Vous pouvez aussi consulter en détail :
|